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jeudi, 12 mars 2009

Printemps des poètes 5

À peu près aussi intelligent que la Journée de la Femme ou la Fête des Grand-mères. Cela permet du moins au "Directeur artistique" (sic) dudit "Printemps" de jaboter sur Radio classique et de débiter sentencieusement quelques platitudes à faire se retourner Mallarmé dans sa tombe.

mercredi, 11 mars 2009

Solderie 3

Il y a des années que je ne lis plus de science-fiction, mais lorsque je tombe sur un bac plein de "Présence du Futur" à prix ridicule, je ne résiste pas à la tentation — sans doute un peu nostalgique — d'en choisir une demi-douzaine, d'auteurs connus, comme Brian Aldiss ou Lucius Shepard, ou un peu plus confidentiels, comme Richard Kadrey, dont le Kamikaze l'amour me paraît très prometteur. Une note liminaire où sont mentionnés Jon Hassell et Brian Eno, une préface dans laquelle le traducteur évoque Can, Manset ou Popol Vuh à côté de Deleuze et Guattari, des épigraphes empruntées à Ilya Prigogine, Dali ou Jim Morrison ne sauraient être de simples attrapes...
Un peu plus loin, on trouve pratiquement tous les titres de la collection "Carnets littéraires", des éditions Estuaire, dont Corps de ballet, de Michel Quint, avec des photographies lilloises de Cyrille Derouineau. Je reconnais, page 76, une vitrine désaffectée de la rue des Postes, vide, à l'exception d'une tête de jeune fille en plâtre peint, façon kitsch 1900.
Je mettrai encore dans mon chariot une réédition en fac-similé de l'Architecture navale de Dassié, publiée en 1695 chez Laurent d'Houry, pour le plaisir des définitions, tables, inventaires et listes qui en constituent l'essentiel. Ainsi, ce paragraphe consacré aux "Cordages vieux pour diuerses Maneuures":

Un Aman de Maistre pour faire Petarras.
Trois Groupis de col pour faire les Paillets.
Une Iambe de Prodou pour lesdits Paillets.
Une Iambe de Vette pour faire les Guirlandes aux quatre Fers.
Une autre Iambe pour faire Groupis de Gativeaux.
Un Aman de Maistre pour faire Trenelles et Moüisseaux.
Un Amant de Trinquet, idem.
Dix Brasses cordage de trois pouces pour amarrer les moyennes.
Un Isson pour faire les quatre Trinques à l'Entaine du Trinquet.
Une Vette de Maistre pour faire la Trinque d'en bas du Trinquet..."

Pure poésie — entre Rabelais et Michaux — pour qui n'entend rien à la terminologie maritime.
Du coup, j'ai oublié d'ajouter à mes emplettes un carton de Savennières que j'avais repéré en entrant...

vendredi, 06 mars 2009

Dialogues des vivants

"Il vous arrive de penser à la mort ?
— Il vous arrive de ne pas y penser ?"

samedi, 28 février 2009

Polars 7

La lecture des romans de Ken Bruen est un plaisir de choix. Outre l'indispensable intrigue et les stéréotypes du genre — traités avec pas mal d'humour et de désinvolture —, on y trouve sous forme d'épigraphes, de citations, d'incidentes, de listes et de digressions, d'innombrables clins d'œil intertextuels, collages et farcissures en hommages aux maîtres du métier — Robin Cook, Lawrence Block, James Ellroy... —, comme aux auteurs de plus sporadiques chefs-d'œuvre ou à des classiques inattendus — Flaubert, Soljénitsyne... Surprenant patchwork où la référence littéraire voisine avec l'anecdote façon Trivial Pursuit, pour le plus grand profit du lecteur : qui ne serait ravi d'apprendre, en parcourant Le Martyre des Magdalènes, que l'actrice Iona Sky est la fille de Donovan, "chanteur qui rencontra un succès planétaire en susurrant Mellow Yellow avec une intense mollesse", ou que Mick Houghton "était l'attaché de presse d'Echo and the Bunnymen, de Julian Cope, d'Elastica" ?

mercredi, 25 février 2009

Destruction culturelle

Quand on lit les plaidoyers de Pierre Jourde en faveur de l'Université — ou plutôt des universitaires —, on se dit que les paysans du Cantal n'ont peut-être pas eu tort de lui botter le cul.

samedi, 21 février 2009

"Et de l'hydropisie dans la privation de la vie, où vous aura conduit votre folie"

"L’intempérance dans le manger n’est en soi qu’un péché véniel ex genere suo. Ce n’est qu’un péché véniel, même quand on mange jusqu’à en vomir." Voilà ce qu’on peut lire dans le Précis de théologie morale catholique d’Héribert Jone (Mulhouse, Salvator / Tournai-Paris, Casterman, 1958, § 110.5.a, p. 66). Ce qui tend à prouver que les théologiens et curés d’hier étaient plus indulgents que les Diafoirus abstèmes et chiefroidures d’aujourd’hui, qui viennent fourrer leur nez dans nos verres et nos assiettes — pour notre bien, naturellement : la viande rouge, les produits laitiers, le vin sont à proscrire comme cancérigènes ! J’ai entendu cela à la radio cette semaine, je n’invente rien. Dans notre société athéiste et bornée, la peur du cancer — la peur tout simplement de mourir — s’est substituée à la crainte de l’enfer, plus vague et plus soluble dans le plaisir de l’instant… Eh bien ! Mangez des fruits, buvez de l’eau, courez et pédalez ! Quoi que vous fassiez, vous n’en sortirez pas vivants. Du moins aurez-vous le plaisir de mourir en bonne santé...

vendredi, 20 février 2009

La magnificence et la galanterie...

Mes copains savent réparer une voiture, abattre un arbre, découper un cochon, conduire un semi-remorque, gâcher du plâtre ou poser du parquet — toutes choses dont je suis bien incapable. Mais moi, j'ai lu La Princesse de Clèves...

mardi, 17 février 2009

Humeur

Je sens que je vais procéder sous peu à une purge drastique de mes liens...

samedi, 14 février 2009

Mauvaise semaine

Mauvais livre. J'aurais dû m'en douter : la quatrième de couverture promettait un "chef-d'œuvre", une "magnifique épure". Le dernier roman écrit par Robin Cook, publié l'année de sa disparition, est tout simplement consternant. On y cherche vainement la poignante noirceur des Mois d'avril ou de Comment vivent les morts, on s'étonne d'un incompréhensible dérapage dans le grand-guignol, on se surprend à sauter des pages. On a hâte d'en finir pour oublier cela au plus vite.
Mauvaises mines. La tête des gens dans le métro. Laideur ordinaire, anonyme et multiple.
Mauvais temps. Retour de Lille sous un ciel bas et gris. La nuit et la neige nous surprennent du côté de Vézelay ; il faut, jusqu'à Saint-Saulge, rouler au pas, crispé, l'œil hébété par le papillotage ininterrompu des flocons dans le faisceau des phares. "Du Morvan, ni bon vent ni bonnes gens", disait-on naguère...

vendredi, 06 février 2009

"Parce que chacun d'eux croit que lui seul il est tout l'Univers…"

Peut-on devenir tueur en série en découvrant qu'on a de trop nombreux homonymes ?