Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 06 avril 2009

Choses vues 2

À Obernai, dans la vitrine d'un marchand de vin, un écriteau proclame : "Vendange tartive".

samedi, 28 mars 2009

Amour des listes et orgue 3

Vieux vinyles, au fond d'une armoire :

Durutti Column, Another Setting ;
The Flying Lizards, The Flying Lizards ;
Edgar Froese, Pinnacles ;
Jon Hassell & Brian Eno, Fourth World, vol. 1 ;
Malcolm Mac Laren, Fans ;
John Surman, The Amazing Adventures of Simon Simon ;
Terence Trent d'Arby, Introducing the Hardline according to ... ;
Tom Verlaine, Words from the Front.

Et ...

Saint-Saëns, Symphonie n°3 "avec orgue" (Chicago Symphony Orchestra, dir. Daniel Barenboim).

samedi, 21 mars 2009

"Optima vinetis satio..."

Bel après-midi soleilleux et frais, petit vent crispé. Jusqu'à la tombée de la nuit, travail dans la vigne, sur les côtes de Clermont. L'esprit vagabonde pendant que les mains s'activent, maladroitement, à attacher les sarments aux fils de fer rouillés. Nous rêvons de vendanges futures parmi les arpents abandonnés, livrés au ronces et aux herbes folles.

"Étonnez-moi, Benoît"

"Par ma foy (dist Picrochole), je ne lui baiseray jà sa pantofle."

lundi, 16 mars 2009

Boischaut

Ce week-end, Foire aux Vins de Saint-Amand-Montrond. À l'ouverture, un houraillis de politiques investit la halle d'exposition, vibrionne de stand en stand, distribuant sourires de commande et poignées de mains ; les badauds ébaubis se chuchotent le nom du ministre et flashent à tout-va. À l'écart de ces indiscrètes turbulences, nous allons déguster sauvignon de Venesmes ou des coteaux du Giennois, saint-véran et montlouis. Passons sur les festivités de l'après-midi... Le dimanche, promenade musarde par les routes buissonnières du Boischaut : Drevant — site gallo-romain et horloge à aiguille unique —, château d'Ainay-le-Vieil, église abbatiale de Puyferrand. Matinée fraîche, timidement ensoleillée ; paix des villages aux rues désertes, jonquilles sur les talus. Déjeuner tardif à l'auberge de Faverdines, dont les fenêtres donnent sur les prés. Nous rentrerons par Épineuil-le-Fleuriel, où le touriste est invité à visiter la "maison d'école" du Grand Meaulnes, longtemps classique favori des collèges, que sans doute on ne lit plus guère aujourd'hui.

jeudi, 12 mars 2009

Printemps des poètes 5

À peu près aussi intelligent que la Journée de la Femme ou la Fête des Grand-mères. Cela permet du moins au "Directeur artistique" (sic) dudit "Printemps" de jaboter sur Radio classique et de débiter sentencieusement quelques platitudes à faire se retourner Mallarmé dans sa tombe.

mercredi, 11 mars 2009

Solderie 3

Il y a des années que je ne lis plus de science-fiction, mais lorsque je tombe sur un bac plein de "Présence du Futur" à prix ridicule, je ne résiste pas à la tentation — sans doute un peu nostalgique — d'en choisir une demi-douzaine, d'auteurs connus, comme Brian Aldiss ou Lucius Shepard, ou un peu plus confidentiels, comme Richard Kadrey, dont le Kamikaze l'amour me paraît très prometteur. Une note liminaire où sont mentionnés Jon Hassell et Brian Eno, une préface dans laquelle le traducteur évoque Can, Manset ou Popol Vuh à côté de Deleuze et Guattari, des épigraphes empruntées à Ilya Prigogine, Dali ou Jim Morrison ne sauraient être de simples attrapes...
Un peu plus loin, on trouve pratiquement tous les titres de la collection "Carnets littéraires", des éditions Estuaire, dont Corps de ballet, de Michel Quint, avec des photographies lilloises de Cyrille Derouineau. Je reconnais, page 76, une vitrine désaffectée de la rue des Postes, vide, à l'exception d'une tête de jeune fille en plâtre peint, façon kitsch 1900.
Je mettrai encore dans mon chariot une réédition en fac-similé de l'Architecture navale de Dassié, publiée en 1695 chez Laurent d'Houry, pour le plaisir des définitions, tables, inventaires et listes qui en constituent l'essentiel. Ainsi, ce paragraphe consacré aux "Cordages vieux pour diuerses Maneuures":

Un Aman de Maistre pour faire Petarras.
Trois Groupis de col pour faire les Paillets.
Une Iambe de Prodou pour lesdits Paillets.
Une Iambe de Vette pour faire les Guirlandes aux quatre Fers.
Une autre Iambe pour faire Groupis de Gativeaux.
Un Aman de Maistre pour faire Trenelles et Moüisseaux.
Un Amant de Trinquet, idem.
Dix Brasses cordage de trois pouces pour amarrer les moyennes.
Un Isson pour faire les quatre Trinques à l'Entaine du Trinquet.
Une Vette de Maistre pour faire la Trinque d'en bas du Trinquet..."

Pure poésie — entre Rabelais et Michaux — pour qui n'entend rien à la terminologie maritime.
Du coup, j'ai oublié d'ajouter à mes emplettes un carton de Savennières que j'avais repéré en entrant...

vendredi, 06 mars 2009

Dialogues des vivants

"Il vous arrive de penser à la mort ?
— Il vous arrive de ne pas y penser ?"

samedi, 28 février 2009

Polars 7

La lecture des romans de Ken Bruen est un plaisir de choix. Outre l'indispensable intrigue et les stéréotypes du genre — traités avec pas mal d'humour et de désinvolture —, on y trouve sous forme d'épigraphes, de citations, d'incidentes, de listes et de digressions, d'innombrables clins d'œil intertextuels, collages et farcissures en hommages aux maîtres du métier — Robin Cook, Lawrence Block, James Ellroy... —, comme aux auteurs de plus sporadiques chefs-d'œuvre ou à des classiques inattendus — Flaubert, Soljénitsyne... Surprenant patchwork où la référence littéraire voisine avec l'anecdote façon Trivial Pursuit, pour le plus grand profit du lecteur : qui ne serait ravi d'apprendre, en parcourant Le Martyre des Magdalènes, que l'actrice Iona Sky est la fille de Donovan, "chanteur qui rencontra un succès planétaire en susurrant Mellow Yellow avec une intense mollesse", ou que Mick Houghton "était l'attaché de presse d'Echo and the Bunnymen, de Julian Cope, d'Elastica" ?

mercredi, 25 février 2009

Destruction culturelle

Quand on lit les plaidoyers de Pierre Jourde en faveur de l'Université — ou plutôt des universitaires —, on se dit que les paysans du Cantal n'ont peut-être pas eu tort de lui botter le cul.