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mercredi, 01 juillet 2020

Solderie 8

La solderie est une sorte de conservatoire éphémère du "goût des autres", du rebut et des errements de la marchandise.
"Il y a un peu de tout
le choix est difficile..."
Parmi cent brimborions, gadgets hideux, improbables vistemboirs, nourritures étranges, oripeaux pour carême-prenant, parfois, la bonne surprise. L'autre hier, un carton de bonnezeaux et, à peine défraîchi, Le Mangeur de brumes — l'œuvre de Han-shan poète et vagabond de Patrick Carré (Phébus, 1985).
Le vin liquoreux de Bonnezeaux est, de l'avis d'un connaisseur, "d'une rare élégance. Il est peut-être, au nez, le plus parfumé des vins d'Anjou. C'est l'inimitable vin de dessert" (Dr Paul Maisonneuve, L'Anjou, ses vignes et ses vins, Angers, 1925). On peut, dit-on, le garder plus d'un quart de siècle ; eu égard à mon âge, je ne prendrai toutefois pas le risque de vouloir m'en assurer.
L'ouvrage de Patrick Carré — dont je possède déjà Les Saisons bleues — l'œuvre de Wang Wei poète et peintre (Phébus, 1989) —, apparemment épuisé, ne se trouve qu'en occasion à des prix exorbitants. Il ne m'en aura coûté ici que deux euros et quatre-vingt-dix-neuf centimes. Je pouvais donc, sans trop de remords, m'offrir les six bouteilles de bonnezeaux.

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