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jeudi, 09 septembre 2010

Rentrée littéraire

De cette avalanche de bouquinaille, que restera-t-il dans une ou deux décennies ? Et, dans le lot, combien de "romans manqués" — l'expression est de Fernand Vandérem — dont on ne parlera pas, qui  eussent peut-être mérité mieux que le dédain et, à courte échéance, le pilon ? Beaucoup moins sans doute que d'éphémères succès qui, tôt ou tard, les rejoindront dans l'oubli.
En quatrième de couverture, justement, de l'un des volumes du Miroir des lettres de Vandérem, déniché à la brocante du coin, une liste des "dernières nouveautés" publiées par la maison Flammarion en 1919. On y relève une demi-douzaine d'auteurs dont le nom nous est encore plus ou moins familier : Barbusse, Farrère, Victor Margueritte... Mais aussi Mathilde Alanic, Waldemar Bonsels, Rose Celli, Ludwig Renn ou Hélia de Ruffi : une liste à la Modiano, "entités minces et floues", auteurs dont le "statut ontologique" improbable se confond, désormais, avec celui de leurs propres personnages...

Blog paresseux

— Que faisiez-vous au temps chaud ?
— Rien.

samedi, 04 septembre 2010

Petite anthologie portative 61

Ils sont allés
Par toutes plaines à vin gris
Où les oiseaux de jour dorment sur le flanc
Ils sont partis
Les enfants qui faisaient grand commerce de lune
Et tendent leurs mains brûlantes
Aux fontaines brisées de la nuit
Où coule un lent ruisseau d'abeilles

(Michel Rességuier, Sous l'ongle du berger, s.n. - s.l.n.d.)

jeudi, 02 septembre 2010

Sic transit 6

À la déchetterie, dans une benne débordant d'immondices et de rebuts, plusieurs cadres aux verres brisés. Dans l'un d'eux, une photographie de François Mauriac entouré des siens, accompagnée d'une carte de visite de l'écrivain où l'on déchiffre une formule de remerciement manuscrite.

Rentrée des classes

Le jardin est silencieux. Sous un arbre, un ballon oublié et deux sabots d'enfant en caoutchouc rose.

jeudi, 19 août 2010

Latéralité

J'ai toujours eu des difficultés avec les notions de droite et de gauche ; toujours un temps d'hésitation, en mettant le couvert, avant de placer congrûment cuiller, fourchette et couteau. Ce petit problème de latéralité n'est sans doute pas étranger à l'incertitude de mes positions politiques.

samedi, 07 août 2010

Noces d'émeraude

— Vieillir, dit-il.
— Mourir, dit-elle...

"O come t'inganni
Se pensi che gl'anni
Non hann'da finire,
Bisogna morire."

mercredi, 28 juillet 2010

Géorgique d'été 2

Nous voici exilés pour une semaine au fin fond du parc des volcans d'Auvergne, commis à la surveillance de trois chiens, deux chats, six moutons, deux douzaines de lapins et diverses volailles. Le calme est absolu, à peine troublé parfois par le bruit lointain d'un tracteur, les jappements des chiens toujours sur le qui-vive, les criailleries nasillardes des oies. La journée se passe en menus travaux, on se couche ivre de fatigue et d'air pur... La maison est pleine de livres. On feuillette, avant de sombrer dans un sommeil de brute, le remarquable Dictionnaire du monde rural de Marcel Lachiver, où l'on apprend ce qu'étaient le couémiot, le crinminchon, le len de l'elh ou la ronge-verrue.

jeudi, 22 juillet 2010

Météo 31

"Dieu merci, la pluie est tombée
En de fluides longues flèches,
La rue est comme un bain d'eau fraîche..."

La marcheuse matutinale avait pris aujourd'hui un parapluie azurin.

lundi, 19 juillet 2010

Le temps qui reste

"Then he could spend his remaining years watching the wind blow, visiting friends, tending the garden, savoring a cup of tea..." (Jim Dodge, Stone Junction)
C'est tout à fait cela...