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lundi, 26 février 2007

Caniveau littéraire

Incorrigible que je suis, j'ai encore eu la sottise d'aller perdre mon temps sur le blog de Pierre Assouline, toujours aussi creux et suffisant. On pourrait se contenter de hausser les épaules devant ce mélange de fatuité et de pseudo-désinvolture branchée — voir la photo du monsieur qui a l'air de se foutre du monde avec sa tasse de café — si la cuistrerie assez sotte du personnage ne se doublait de malveillance — et vraisemblablement de jalousie. On ne s'explique pas autrement sa pesante ironie à l'égard de Jean-Marc Roberts et Richard Millet dans sa note du 9 février dernier. Il est vrai que Millet a tout pour déplaire : on a beau insinuer fielleusement qu'il énonce des platitudes, on ne peut oublier qu'il sait écrire, lui, et qu'en outre il a fait preuve d'un flair professionnel indiscutable en pressentant le succès de Littell. Voilà qui est doublement impardonnable ! Quant au niveau des commentaires que l'on peut trouver sur cette "République des livres", il vaut mieux, par décence et par compassion, ne pas en parler. Dont acte.

vendredi, 23 février 2007

Les animaux modèles

Restons dans le bestiaire : la radio nous apprend que les éléphants jouent à présent les chiens couchants. Gentils toutous : su-sucre ?

mercredi, 21 février 2007

L'amer Maurice

Lille : petit matin gris, pluvieux. Quelqu'un a laissé un mot dans l'entrée de l'immeuble : "Perdu chat roux..." Mélancolie assurée pour le reste de la journée. Je me surprends à me poser cette question saugrenue : Papon aimait-il les chats ?

dimanche, 18 février 2007

Ni les fornicateurs ni les adultères ne posséderont le royaume des cieux

Les journaux : "Le pape s’indigne que l’adultère soit regardé avec une tolérance inexcusable." Faut-il lui donner tort ? On peut, après tout, préférer des amours conjugales extra aux amours extra-conjugales.

vendredi, 16 février 2007

Rondeur des jours

à Lille, cette semaine : ciel gris, pluvieux, venteux. Peu de temps pour flâner. Les gens dans le métro sont laids. Visages blêmes, bouffis, boutonneux ; couples de valentins empotés qui ne m’attendrissent pas et se bécotent parmi les relents de chien mouillé. Emplettes rapides au "Comptoir irlandais", au "Bateau-Livres", rue Gambetta, où j’achète Le Goût des femmes laides, de Richard Millet, sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja et où je comprends, en feuilletant le dernier Cormack Mc Carthy, encensé par la critique, que j’ai toujours confondu cet auteur avec Eric McCormack !

Retour aujourd’hui par une journée presque déjà printanière. Grands vols de vanneaux en Champagne. Détour par chablis, Irancy, Coulanges-la-Vineuse. Dans les vignes, on taille, on brûle les sarments. prairies inondées du côté de nevers. Encore un crochet en Bourbonnais : Châtel-de-Neuvre, Chantelle. Un héron dans un pré au bord de la Bouble. Il fait très doux lorsque nous arrivons. Je range à la cave le saint-bris et l’épineuil que nous goûterons dimanche.

Cynégétique 10

Il n'y a pas, dans les Combrailles, de gorilles dans la brume. Mais des chevaux dans le brouillard, parfois, et parfois des chasseurs. Il était inévitable que l'un de ceux-ci finît par abattre l'un de ceux-là.

lundi, 12 février 2007

Météo 19

Vent qu'il serait euphémique de qualifier de fripon ; berger ivre affolant un troupeau de nuages obèses comme les moutons de Norstralie. Peu d'enthousiasme pour le travail. Je feuillette, en écoutant distraitement France Musique, une anthologie des philosophes présocratiques. "Si Dieu n'avait pas créé le miel brun, dit Xénophane de Colophon, les hommes trouveraient les figues beaucoup plus douces qu'ils ne font."

dimanche, 11 février 2007

Plus ça change...

"Avant tout donc, il faut aujourd'hui à la démocratie française un programme. Le but défini, la phraséologie cessera, les questions se préciseront et s'ordonneront, on verra clair dans les directions à suivre, dans les moyens à employer. Si ce programme existait, aucun des partis qui prennent la démocratie pour devise n'eût absorbé la question politique dans l'incident électoral."
Un certain Émile Acollas écrivait cela en... 1869. Toute ressemblance avec notre actualité politique serait purement fortuite.

samedi, 10 février 2007

Gauloises bleues

Hasard objectif et funèbre : j'évoquais l'autre jour les Gauloises bleues. On apprend ce matin la mort de Michel Cournot.

Oxymore

"dans sa forme la plus générale, l’oxymore établit une relation de contradiction entre deux termes qui dépendent l’un de l’autre." (georges Molinié, Dictionnaire de rhétorique)
Exemple, dans Le Nouvel Observateur de cette semaine : "intellos ségolénistes"
"Variété la plus corsée de caractérisation non pertinente, l’oxymore, précise Molinié, ne doit pas être confondu avec le problème de l’évocation d’un objet du monde aberrant."