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lundi, 22 janvier 2007

Les grandes inventions

Petite récréation vespérale après une journée pour une fois studieuse : quelques pages de Brisset. J'ai lu il y a bien longtemps la Grammaire logique, mais j'avais un peu oublié à quel point les élucubrations de ce facteur Cheval de l'exégèse et de la philologie sont réjouissantes : "La terre se dit Erde, en allemand. Air d’ai = t’ai air. Erde est la finale du mot merde = j’ai terre. Ce vilain mot dit aussi m’est raide et demande satisfaction. Les démons se défendaient avec l’excrément ainsi nommé, c’est l’origine de l’artillerie." (Jean-Pierre Brisset, Les Origines humaines, deuxième édition de La Science de Dieu entièrement nouvelle, Angers, chez l'auteur, 1913)

dimanche, 21 janvier 2007

Les plaisirs du dimanche 2

Dimanche gris, mouillé. "Grimouillé", pourquoi pas ? puisque la forgerie verbale est à la mode. Nous avons bien eu naguère une publicité répugnante où il était question de cheveux "gramouillés". La gramouillitude des cheveux est un problème qu'on ne doit pas traiter à la légère... Tout cela pour dire que le dimanche à la campagne, par ce temps froid et pisseux, offre une très plausible préfiguration du purgatoire. Que faire en notre gîte ? Somnoler sur le Solitaire premier de Pontus de Tyard après avoir dormi sur Les Chiens de Riga, jeter un coup d'œil aux journaux en ligne — juste pour pester contre la stupidité ordinaire des "réactions" —, écouter la sonate pour violoncelle de Zoltán Kodály et puis, c'est dimanche, après tout ! s'offrir, contre l'avis du corps médical, un petit whisky irlandais. En fait, il faudrait peut être écrire whiskey ? Peu importe. Santé !

samedi, 20 janvier 2007

Salopette

Depuis que les femmes portent la culotte, on n'a même plus besoin d'un Coluche pour qu'une campagne électorale prenne des allures de pantalonnade.

Et moi, et moi, et moi

Blogosphère : tous ego.

Perché leggere i classici 2

Parce que, de tous les livres qui se publient aujourd'hui, rares sont "ceux qui nous apprennent à danser" et ceux, sans doute, dont, dans quelques décennies, on parlera encore "sans les avoir lus". Je viens de rapporter à la médiathèque locale — comme toujours déserte — deux ou trois choses qui me sont tombées des mains au bout de quelques pages. Je vais donc — je me promets de le faire depuis longtemps — relire l’étonnant et superbe Paradiso de José Lezama Lima, à propos duquel, puisqu’il faut toujours que l’on cherche des apparentements, on a pu invoquer Proust. Il me semble que, pour une fois, il eût été plus pertinent de citer Rabelais — pour l’érudition jubilatoire et l’exubérance de la langue — ou encore Joyce ou Gadda… C’est à la lecture de tels romans monumentaux qu’on mesure combien sont dérisoires les enthousiasmes de la critique pour des œuvrettes frais pondues, vouées à un prompt et juste oubli.

mardi, 16 janvier 2007

Onze euros de gaîne

La route ce matin, et demain la routine. Un chiasme et un alexandrin : ça commence bien ! "Le chiasme, dit Morier, ne serait qu'une sotte coquetterie de style s'il n'était motivé par une raison supérieure." La "sotte coquetterie" : ce ne serait pas un peu pléonastique, par hasard ?
À bientôt, amis. Je vous répondrai plus tard.

lundi, 15 janvier 2007

La pipe à papa

Il doit y avoir un an et demi, à peu près, que j'ai renoncé au tabac. Je n'en souffre pas, même s'il m'arrive assez souvent, ces derniers temps, de rêver que je fume. J'espère que je ne vais pas brûler les draps !

dimanche, 14 janvier 2007

Polars 6

"L'essentiel pour un chanteur, c'est d'avoir de bonnes chaussures. Et un pianiste ne doit pas souffrir d'hémorroïdes." (Henning Mankell, Avant le gel, Seuil, Points policier, 2006)
C'est à ce genre de propos qu'on reconnaît le bon polar, dans lequel l'intrigue criminelle présente toujours moins d'intérêt que les questions musicales, culinaires ou linguistiques. Lorsque je refermerai le livre, j'aurai déjà oublié le nom de la plupart des personnages, mais j'aurai appris que Johan Helmich Roman est considéré comme le plus grand compositeur suédois et je me demanderai, comme l'héroïne, s'il convient de dire "avant le gel" ou "avant les premières gelées".

Cent bêtes aumailles

medium_veau.jpgAujourd'hui, beaucoup de veaux porte de Versailles.
Ce n'était pourtant pas le salon de l'Agriculture ?

samedi, 13 janvier 2007

Ce n'est pas parce qu'on n'a rien à dire...

"Oui, le peuple ! Mais il ne faudrait jamais voir sa gueule."

(Jules Renard, Journal, 8 juin 1904)

On pourrait dire aujourd'hui, dans le même esprit : mais il ne faudrait jamais lire les "réactions" à l'actualité sur les sites des journaux en ligne. Voir ceci, par exemple. Au hasard.