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mercredi, 14 novembre 2007

Plus facile la vie

Depuis ce matin, tentative de rangement dans ma pièce de travail, encombrée de piles de livres, de dossiers, d’un décourageant fatras de paperasses, de brouillons surchargés de notes illisibles, de prospectus où se devinent des références abrégées, des adresses, des noms, des numéros de téléphone désormais sibyllins...
Au verso d’un ticket de caisse du magasin "Champion Lille-Gambetta", en date du 15 mars dernier, une notule bibliographique : Bernard Guérin, Mémoire concernant le très curieux phénomène de disparition du bigorneau en baie de Somme au cours de l’année 1924, Cahiers de zoologie comparée, Lille, 2006. Sous un amas de volumes entassés à côté de l’Underwood "Standard Typewriter n° 5," le mince recueil des Notes d’enfance de Georges Perros (Calligrammes, 1979), acheté sans doute à la Vieille Bourse et oublié depuis. Le bouquiniste a indiqué au crayon à papier, sur la page de garde : "épuisé — 1 euro." En le feuilletant, je tombe sur cette réflexion que je pourrais faire mienne : "J’ai toujours été d’un naturel affable, anxieux d’être aimé, ce qui m’a valu pas mal de déboires." Je n'ai, hélas ! de Perros ni le talent, ni l'indulgence désabusée.

jeudi, 08 novembre 2007

Sic transit 4

Retour à nos pénates auvergnats après quelques jours en Lorraine et un bref passage à Lille. Partout, paysage rouille et or sous un ciel sale. Traversée du Tonnerrois, Vézelay, Clamecy. Panneaux indicateurs : Sacy, Breugnon… Souvenir de Jacques Lacarrière, de Rétif, de Romain Rolland — dont le nom n’est sans doute guère plus évocateur aujourd’hui, pour le visiteur de passage, que celui d’Auguste Grasset, qui a son musée à Varzy.

jeudi, 01 novembre 2007

Perché leggere i classici 3

Parce qu'on n'a plus de sous pour acheter les nouveautés. Et que les classiques sont tout de même, la plupart du temps, beaucoup moins décevants que les prétendus chefs-d'œuvre du jour.

mardi, 30 octobre 2007

Vacuum flowers

Le vain travail d’arpenter la blogosphère : on divague, on s’évague… Ici, trop de stupidités, d’affligeantes ordures ; là, trop d’intelligence aigrement exhibée, de cérébralité méprisante. On en revient étourdi, perplexe, vaguement déprimé, comme le "marinier" rapportant "pour tout tresor des harencs en lieu de lingots d'or". Que de temps perdu ! Et demain, nous recommencerons…

samedi, 27 octobre 2007

Météo 23

"Cinq jors avant la touzsains". Temps gris, froid. Les trépassés attendent-ils leurs chrysanthèmes comme les enfants les friandises de la Saint-Nicolas ?

vendredi, 26 octobre 2007

"Quel diable de langaige est cecy ?"

Plus que l’erreur grossière, faux-sens ou contresens, m’agace, dans un texte traduit, surtout lorsqu’elle est récurrente, l’incorrection due à une impardonnable méconnaissance de la langue cible — qui se trouve être, le plus souvent, la langue maternelle du traducteur. Ainsi (mais on pourrait multiplier les exemples) dans L’Homme chauve-souris, de Jo Nesbø, "rien moins" systématiquement employé pour "rien de moins". Cela vous gâche le plaisir de la lecture — car les polars de Nesbø sont d'une excellente tenue. Est-il plus difficile d’écrire un français correct que de comprendre le norvégien ?

dimanche, 21 octobre 2007

Critiquature

Critiques dithyrambiques, ici et là, du dernier Modiano — ni meilleur ni pire que les précédents. Il n’y a pas lieu d’en faire tout un plat ! Modiano écrit toujours le même roman, il ne déçoit jamais "l’horizon d’attente" de son lecteur. Ce qui est étonnant, ce n’est pas la qualité du style, ni l’originalité du texte : c’est que le charme agisse encore, que la petite musique nostalgique fasse à chaque fois son effet.

samedi, 20 octobre 2007

Intertextualité mon cul

J’écoute distraitement, sur une radio bavarde, une interview d’Umberto Eco. Il est question de Queneau, puis de Nerval. Anecdotes. à la fin d’une phrase, ces mots qui établissent, à l’insu de celui qui les prononce, une connivence inattendue entre les deux auteurs : "… Sylvie dans le métro".

lundi, 15 octobre 2007

Et toujours, toujours il parle de lui…

Le seul dictionnaire égoïste qui vaille qu’on s’y arrête est le Dictionnaire de cuisine d’Alexandre Dumas. Voici ce qu’on y trouve à la rubrique "andouillettes" : "Les meilleures andouillettes que j'ai mangées, et je n'en excepte pas les andouillettes de Troyes, sont les andouillettes de Villers-Cotterêts. Le charcutier qui les fabrique se nomme Lemerré, et demeure en face de la fontaine."

Le résidu et la différence

Semaine du goût.
Il en reste cinquante et une pour le dégoût.