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mardi, 17 septembre 2013

Amour des listes et orgue 10

Bibles :

1. Biblia sacra. Vulgatæ editionis Sixti V Pontificis Maximi jussu recognita et Clementis VIII auctoritate edita, Parisiis, Berche et Tralin bibliopolæ editores, 1873.
2. Louis-Claude Fillion : La Sainte Bible (texte latin et traduction française), commentée d'après la Vulgate et les textes originaux, à l'usage des séminaires et des membres du clergé, Paris, Letouzey et Ané, 1888-1904, 8 volumes.
3. La Sainte Bible. Traduction d'après les textes originaux par l'abbé A. Crampon, chanoine d'Amiens, Société de saint Jean l'Évangéliste, Desclée et Cie, Paris - Tournai - Rome, 1923.
4. La Sainte Bible. L''Ancien et le Nouveau Testament, version synodale, Paris, Alliance Biblique Française, 1965.
5. La Bible de Jérusalem. La Sainte Bible traduite en français sous la direction de l'École biblique de Jérusalem, Desclée de Brouwer, 1966.
6. La Sainte Bible — qui comprend l'Ancien et le Nouveau Testament traduits d'après les textes originaux hébreu et grec par Louis Segond, Paris, Société Biblique Française, 1966.
7. La Bible. L'Ancien Testament et le Nouveau Testament. Traduction œcuménique de la Bible, Alliance Biblique Universelle, Le Cerf, 1979.
8. Chanoine Émile Osty et abbé Joseph Trinquet, La Bible, éditions Rencontre, 1970-1973, 22 volumes.
9. La Bible de Jérusalem, Zodiaque, 1994.
10. La Bible. L'Ancien Testament et le Nouveau Testament. Traduction œcuménique de la Bible, Le Livre de Poche, "La Pochothèque", 1997.

Le n° 7 se trouve aux cabinets : ει͒ναι γὰρ καὶ ἐνταῦθα θεοὺς.

Et, en redondance, Brigitte Fontaine, "Délices et orgue" (Les Palaces, Virgin Music, 1997).

dimanche, 15 septembre 2013

Météo 36

Il pleut.

samedi, 14 septembre 2013

Livres 3

Deux demi-journées occupées à déblayer — en partie — les livres empilés un peu partout dans mon antre. Quelque cent cinquante volumes qui encombraient mes deux grandes tables de travail (appellation bien impropre !) ont déjà été évacués vers une autre pièce, où je finirai peut-être par installer de nouveaux rayonnages... Je garde à portée de main, outre les dictionnaires et usuels divers, quelques acquisitions récentes, trois ou quatre journaux — Léautaud, Stendhal, Queneau, Ginsberg —, Le Bonjour et l'adieu, de Pierre-Albert Jourdan, Fragments d'un livre futur, de José Ángel Valente, Les jours s'en vont comme des chevaux sauvages dans les collines, de Bukowski, La Terre vaine et autres poèmes, d'Eliot, Une histoire de la littérature française, de Kléber Haedens, les Prophéties de Nostradamus — dans la volumineuse édition de Jean-Paul Clébert — et le Tractatus logico-philosophicus de Wittgenstein. Pour impressionner le visiteur.
"Que le soleil se lèvera demain est une hypothèse, et cela veut dire que nous ne savons pas s'il se lèvera."

mercredi, 11 septembre 2013

Mingens ad parietem

Interdit.jpg

"Dieu menace dans l'écriture d’exterminer jusqu'à celui qui pisse contre la muraille." (Dictionnaire de Furetière)

mardi, 10 septembre 2013

Mots croisés

"Sur un des petits guéridons, il y a un plateau rond en loupe d'orme avec trois tasses, une théière, un pot à eau et une soucoupe contenant encore quelques crackers. Sur le divan d'à côté, un journal est plié de telle façon que seuls les mots croisés sont visibles : la grille est presque vierge ; seuls ont été trouvés le 1 horizontal : ETONNEMENT, et le premier mot du 3 vertical : OIGNON." (Georges Perec, La Vie, mode d'emploi, Hachette, POL, 1978)

"He looked across the road at the billboard and finally solved Crossword Puzzle number Seven
           DRINK PILSEN - THE CZECHOSLOVAKIAN BEER !
The flames whipped it, swallowing all letters except OSLO, a capital in Czechoslovakia." (Marc Behm, The Eye of the Beholder, Harpenden, No Exit Press, 1980)

"Je parie que tu viens encore de t'engueuler avec le de Funès du pauvre, lui dit celui-ci. Si j'avais su que tu le voyais, je t'aurais demandé de lui poser une question à laquelle il aurait peut-être pu répondre.
— Ah ! oui, quoi ?
— Un mot-charnière qui me manque pour ma grille : général qui s'est rendu célèbre un 18 juin. Je t'avertis tout de suite que de Gaulle, ça ne colle pas : neuf lettres." (René Réouven, Un tueur en Sorbonne, Denoël, "Sueurs froides", 1984)

lundi, 09 septembre 2013

Scènes de la vie de province

Après une journée grise et paisible, occupée à de menus travaux domestiques, nous dînons paisiblement. Nous en sommes à l'époisses ou au chaource ; je tranche le gros pain bis cuit au four du hameau voisin, la semaine passée ; le bordeaux, ouvert à midi, implore qu'on le boive.
Une fois n'est pas coutume : je m'installerai tout à l'heure devant le téléviseur pour regarder Séraphine. Aimable programme, qui se terminera avec le coucher et la lecture sommeilleuse de quelques pages des Fleurs du Mal russe (Albin Michel, 1997)... Hélas ! "The best-laid schemes o' mice an' men gang aft agley". On sonne à la porte : mon ami le notaire, tourmenté par une petite soif vespérale, a décidé, en quittant son étude, de me rendre une visite impromptue.
Oublié le fromage, nous voici installés au salon, causant à bâtons rompus. La bouteille de Talisker, quoiqu'elle ne l'implorât pas, sera vite rendue à l'étiage. La conversation s'enlise, nous en sommes bientôt à refaire le monde... Le tabellion repart bien gris vers de prévisibles fulminations conjugales.
Nous nous passerons de dessert et il est un peu tard pour le film, mais nous avons partagé un bon moment de bêtise et d'amitié.

lundi, 02 septembre 2013

Le vain travail...

"Le voyage, écrit Colette, n'est nécessaire qu'aux imaginations courtes."
Comme l'adultère.

Petite anthologie portative 74

MATTINA

M'illumino
d'immenso

(Giuseppe Ungaretti, Santa Maria la Longa, 26 gennaio 1917)

mercredi, 21 août 2013

Que faisiez-vous au temps chaud ?

Rares activités géorgiques. Cette semaine, pose de clôtures à moutons en des pacages pentus, cernés de bois sombres où le silence règne. Le soleil darde. À l'horizon, le patchwork des éteules et des prairies se résout en une houle de croupes et de mamelons, se fond en un camaïeu de "nuances bleues, depuis celle du béret basque et de la prunelle embuée, jusqu’à celle des rêves de jeunes filles, en passant par le bleu de Sèvres et le bleu des vases de mois de Marie". Dans l'ombre fraîche d'une haie, parmi les ronces et l'herbe grasse, nous découvrons une famille de vesses-de-loup géantes, dont nous accommoderons quelques belles tranches pour le dîner, poêlées au beurre, avec ail et persil. Régal méconnu qu'accompagnera à merveille un aimable rosé de Loire.

Le soir ou à l'heure de la sieste, lectures diverses. De gros volumes, à parcourir à sauts et à gambades, comme les "pages choisies" du Journal littéraire de Paul Léautaud, récemment rééditées en collection de poche, ou les Souvenirs curieux d'une espèce de Hongrois, de Georges Walter, un de ces livres achetés au hasard des bacs d'une solderie et qui réservent d'heureuses surprises au lecteur. Heureuse surprise, également que ces Pays, de Marie-Hélène Lafon, mince roman emprunté sans conviction et parcouru avec un réel bonheur. On pense, bien sûr, à Annie Ernaux — pour l'extraction modeste de la narratrice —, mais une Annie Ernaux rurale, et qui aurait du style, des licences et des élégances façon Michon. Les dernières lignes, dans lesquelles on évoque la visite au Louvre du père, vieux paysan du Cantal, me touchent profondément : "Il ruminait et brassait cette fatrasie de dates et de périodes, parka ouverte écharpe dénouée tête nue, abasourdi d'idiomes entrelacés, ballotté de salle en salle, assis debout, mains croisées dans le dos, vaillant ; le corps penché, planté, il répétait, ils sont beaux les sols ils sont beaux." Mais peut-être faut-il avoir eu une enfance rustique et souffert de la condescendance des enfants de bonne famille pour saisir toute la tendresse de ce desinit.

Et encore, quelques essais sur les peintres et la peinture. Un assez décevant Balthus, plat exercice d'admiration, dont l'auteur évoque le poêle de faïence "que Pascal aimait tant" (confusion avec Descartes ?) et attribue au Psalmiste la "poursuite du vent". Deux ou trois "polars" : un excellent Harvey — Le Deuil et l'oubli —, un très décevant Steinfest — Le Grand Nez de Lilli Steinbeck — dont m'avaient enchanté les Requins d'eau douce, qui m'ont conduit à reprendre le Tractatus de Wittgenstein. De celui-ci, comme tout le monde, je ne retiendrai probablement que la dernière — et très sage — proposition :
"Sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence."

dimanche, 18 août 2013

Quos ego

À la radio, dans les conversations, les propos des diseurs de rien, à tout propos et hors de propos :
"Donc..." "Donc, euh..."
L'aposiopèse du pauvre.