dimanche, 30 octobre 2005
La vaisselle des poètes
"L'écuelle rouge aussi
Où l'eau sale s'oublie
Et qui pourrirait,
Elle sera lavée."
(Guillevic, "Choses", in Terraqué, 1945)
"Regarde celui qui s'en vient des ronciers du silence
Accueille-le dans ta maison
Aux draps humides et aux tasses de grès
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Je ne donne que l'amitié dans le bol cassé de la tête"
(Jacques Bertin, "Impossible parler" (1975) in Plain-chant Pleine page, Arléa/Velen, 1992)
"L'âme devant le monde :
Le chat devant la soucoupe de lait..."
(Maurice Chappaz, Tendres campagnes, 1966)
"Attablée devant mon i-book blanc
je trempe mes seins dans l’assiette de lait
des mots"
(A. R. sur "À mains nues", 30/10/2005)
22:54 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (5)
samedi, 29 octobre 2005
Politique 3
21:30 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (2)
Rrose Sélamort
19:25 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (11)
Les belles images
Se défier des images : attitude iconoclaste.
"Iconoclastes : hérétiques du huitième siècle qui s'élevèrent contre les images du Sauveur du monde, de la Vierge et de tous les Saints, dont l'erreur eut pour auteurs un Juif et un Sarrasin. Ce dernier persuada à l'empereur Léon Isaurique de faire abattre toutes les images des églises et Constantin Copronyme, son fils et son successeur, se porta à das cruautés inouïes contre tous ceux qui les révéraient..."
16:49 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (3)
L'obscène 5
Exposer en spectacle des photos de soi sur son blog relève de la complaisance ou de l’exhibitionnisme. Livrer à des regards étrangers celles de ses propres enfants, c’est du maquereautage inconscient.
11:06 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (14)
vendredi, 28 octobre 2005
Vocabulaire 3
22:25 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (0)
Vocabulaire 2
22:00 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (1)
La bonne peinture 2
21:44 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (2)
Les mots pour le dire
"Ne peux-tu essayer de faire voir les choses sans passer par la culture ?"
(Peter Handke, Essai sur la fatigue, Folio, 1996)
Un langage strictement univoque, purement dénotatif : rêve de logicien — ou de poète. C'est une erreur commune ou une conception vulgaire que de fonder la poésie sur la métaphore, l'allusion, le jeu complexe des références et des allusions, qui rendent toujours plus insaisissable le signifié gisant en-deçà de toute parole.
21:01 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 27 octobre 2005
Ah ! les oaristys...
"Nous parlions tendrement, sans pudeur, comme des amants qui peuvent tout se dire.
— Dites-moi, Miss Fraulein, vous n'avez pas de lait ?
— Il est soif, mon petit oiseau ?
— Non, je veux dire : du vrai lait de femme ?
— Ça ne pas possible ! Seulement si j'aurais un enfant.
— Et dites-moi, Miss Fraulein, nous n'allons pas avoir d'enfant ?
— Seulement si nous serions mariés...
Nous rentrions tard, par d'étroits sentiers. Nous nous y tenions par la main, par la taille. Comme des fiancés, pensais-je, car j'étais à l'âge où l'on ne distingue pas les fiançailles de l'amour."
(Maurice Pons, "Miss Fraulein", in Virginales, Julliard, 1955)
Un de ces auteurs dits "mineurs", dont les nouvelles ironiques et tendres, après un demi-siècle, ont gardé toute leur fraîcheur...
21:29 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (0)

