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samedi, 29 octobre 2005

Politique 3

"Un type innocent ne peut faire de politique, car il ne peut pas être un salaud. Un homme politique naîf est une catastrophe pour son pays. Les hommes politiques médiocres sont des naifs qui se font des illusions et cela a des conséquences fâcheuses. Si l'homme politique est naïf, il est dangereux. Ce sont des choses apparemment simples, mais au fond très importantes. Ce qui est curieux, c'est que l'expérience de la vie montre combien se trompent les gens qui se croient très intelligents. Les vrais hommes politiques sont ceux qui ne se font pas d'illusions. Autrement, ils nuisent, ils sont dangereux pour leur pays. C'est pourquoi un homme politique propre est quelque chose de tellement rare."
(E. M. Cioran, "Glossaire", in Œuvres, Quarto/Gallimard, 1995)
Propos tenus en 1992 — Cioran songeait-il à quelqu'un en particulier ou croyait-il énoncer là des vérités d'ordre général ? Il semble qu'il conviendrait de nuancer de telles assertions : les cyniques, les roués et les brutes sont dangereux aussi, et peut-être plus que les "naïfs" ou les idéalistes, catégories dont les chances de survie sont assez minces dans les grenouillères où barbotent les élus.

Commentaires

Cioran ne m'a jamais paru à moi non plus d'une hauteur de vues extraordinaire. Orgueil de beaucoup de philosophes qui croient réinventer la sagesse antique, vous ne trouvez pas ?…

Ça me fait penser à Diderot qui monte à Paris persuadé d'avoir inventé une nouvelle manière d'écrire la musique : tout rempli de lui-même, il ne s'était pas préoccupé de savoir si quelqu'un d'autre ne l'avait pas découverte avant lui (c'était le cas). Reste que l'enthousiasme de Diderot est assez vivifiant néanmoins.

Écrit par : Lapinos | dimanche, 30 octobre 2005

De l'anteriorité du valet d'épèe à tous les Rasti-gnac de France et de Navarre.

Écrit par : ondine | dimanche, 30 octobre 2005

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