mardi, 08 novembre 2005
"Un jour d'automne, l'ermite Yuen m'envoie trente bottes d'échalotes..."
"... une pleine corbeille d'échalotes, encore humides de rosée
est arrivée, sans même que j'écrive pour en demander !"
(Du Fu, Il y a un homme errant)
Ce n'est pas un panier d'échalotes que m'envoie mon ami P.G., mais un vénérable exemplaire des œuvres de Rabelais, dans l'édition de Paul Lacroix — le "bibliophile Jacob" — publiée chez Charpentier en 1850. La préface du "bibliophile", nourrie d'une érudition boulimique et peu scrupuleuse, compile allégrement anecdotes apocryphes et clés douteuses. On ne la mettra pas entre les mains des rabelaisants novices, qui risqueraient de tout prendre pour argent comptant, mais elle reste d'une lecture fort réjouissante pour les amateurs et les curieux.
Voilà un cadeau qui me réchauffe le cœur, mieux que les échalotes d'arrière-saison ne stimulaient l'estomac blasé du vieux poète...
16:40 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (1)
Trous et portes 2
Les photographies de Proteor : corps et cadavres mutilés, plaies, cicatrices, orifices, phanères, immondices et gadoues, monceaux d'ordures... Étrange proximité avec certains textes de Ceronetti :15:52 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (0)
Considérations inactuelles 4
Origine des citations :
"Considérations inactuelles" : Léon Daudet, Le Stupide XIXe siècle, chap. IV, "Affaissement progressif de la famille, des mœurs, des académies et des arts", in Souvenirs et polémiques, Bouquins, 1992, p. 1286.
"Considérations inactuelles 2" : Maxime Du Camp, Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie jusqu'en 1870, chap. VII, "Les rêves et le péril", Rondeau, 1993, p. 740.
"Considérations inactuelles 3" : Victor Hugo, Choses vues — 1849-1869, Folio, 1972, p. 241.
09:16 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (7)
Petite anthologie portative 12
Amore, gioventù, liete parole,
cosa splende su voi e vi dissecca ?
Resta un odore come merda secca
lungo le siepi cariche di sole.Amour, jeunesse, mots joyeux,
quoi donc brille sur vous et vous dessèche ?
Reste une odeur comme de la merde sèche
le long des haies lourdes de soleil.
(Sandro Penna, Croce e delizia, trad. Bernard Simeone, in Une ardente solitude, Orphée/La Différence, 1989)
00:05 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 07 novembre 2005
Considérations inactuelles 3
23:38 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (0)
Considérations inactuelles 2
23:16 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (7)
Considérations inactuelles
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