samedi, 29 août 2009
Saint-Tampion-le-Machin
Hier, quarante-quatrième chapitre de la Confrérie du Vieux Pressoir, à Ambierle, petit bourg de la Côte roannaise. Le matin, nous visitons l'église prieurale : toiture de tuiles polychromes vernissées, remarquable retable, parfois attribué à Van der Weyden — plus vraisemblablement un travail d'atelier. L'après-midi, "marché de pays", cérémonie d'intronisation et dîner. Nous goûtons l'andouille de Charlieu et un petit rosé au nez de bonbon anglais.
Ce matin, avant de prendre le chemin du retour, nous achetons à Renaison un gros pain de campagne à la croûte épaisse et recuite, des sabots de hêtre avec leurs "bricoles" de cuir. Traversée de Saint-Gérand-le-Puy, où l'auteur d'Ulysses séjourna quelques mois, en 1940, avant d'aller mourir à Zurich. Il y buvait du pernod à l'hôtel de la Paix et se promenait dans le village les poches bourrées de cailloux. À cause des chiens.
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jeudi, 27 août 2009
La cognizione del dolore 11
Hier, journée santé. D'une clinique l'autre, radios, examens, palpations... Apparemment, le "temps de paradis" se prolonge. Aujourd'hui, du coup, hors-d'œuvre riches, queues de lotte, sanglier avec sauce au vin — blanc de Collioure et bordeaux Verduc des Chanelles de l'excellente madame Bernède. Pourvou qué ça doure !
19:39 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (2)
lundi, 24 août 2009
Prosateurs américains — notule
Écrivains américains : une écriture, mais pas de style (le charme étrange des Domaines hantés ou de La Maison d'haleine tient plus au style de M.-E. Coindreau qu'à l'écriture de Truman Capote ou de William Goyen) — il faudrait toutefois exclure de cette généralisation des auteurs comme Brautigan, Auster, Pynchon, peut-être Vollmann…
Un talent particulier pour le Bildungsroman ou l'évocation de l'enfance — y compris dans le roman étiqueté (par commodité) "polar" : Larry Brown, Joe R. Lansdale, Donna Tartt, Daniel Woodrell… Quelques beaux textes parmi d’autres : Jim Grimsley, Les Oiseaux de l’hiver ; William Maxwell, Au revoir, à demain ; Larry Watson, Montana 1948…
Ironie de Grimsley (cf. Kundera : l’ironie consubstantielle du roman) : "Je suis pieds nus, mais maintenant c’est parce que j’aime être ainsi, et quelquefois je mets seulement des chaussettes, frottant joyeusement le linoléum avec le dessous des chaussettes, et parfois je mets des chaussettes et des mules, et d’autres fois encore des mules et pas de chaussettes. La liberté est une belle chose et elle est faite de mille détails insignifiants." (L’Enfant des eaux — My Drowning, 10 x 18, 2001)
18:51 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (1)
Cornettes et sonneries 6
Je me dégarnis ; ma barbe blanchit ; je prends du poids ; je me surprends de plus en plus souvent à dire des stupidités. Cela m'ennuie, car :
— je n'aime pas les vieux ;
— je n'aime pas les gros ;
— je n'aime pas les cons.
09:25 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (8)

