samedi, 05 septembre 2009
Domaines hantés
Routes des Combrailles. On aperçoit à l'horizon proche une lourde bâtisse grise, tous volets clos, assoupie dans l'ombre noire de sapins immenses. Ce n'est pas aux "grandes maisons tristes" de Cadou que l'on pense, mais plutôt, sous le ciel couleur d'ecchymose, à L'Île des morts de Böcklin. Petits villages familiers où vécurent des amis disparus. Ici, le jardin à l'abandon est envahi par les herbes folles. Là, de nouveaux occupants ont investi les lieux : on voit un tricycle, un ballon sur la pelouse, le soleil frileux entre par les fenêtres large ouvertes, des cris d'enfants effarouchent les fantômes...
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jeudi, 03 septembre 2009
Remembrances du vieillard idiot 5
Lichtenberg : "Il avait donné des noms à ses deux pantoufles."
Je me souviens vaguement d'une histoire dans laquelle il était question d'un paysan qui, ne manquant sans doute ni de lettres ni d'esprit, avait baptisé ses deux sabots percés "Vole terre" et "Boit l'eau".
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lundi, 31 août 2009
Géorgique d'été
Chapeau de paille, poings aux hanches, mon voisin regarde grossir ses potirons tandis que l'arrosoir se remplit lentement au robinet qui pissote.
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