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dimanche, 18 janvier 2009

Petite anthologie portative 50

THE CURRENT

These fish have no eyes,
these silver fish that come to me in dreams,
scattering their roe and milt
in the pockets of my brain.

But there's one that comes —
heavy, scarred, silent like the rest,
that simply holds against the current,

closing its dark mouth against
the current, closing and opening
as it holds to the current.

(Raymond Carver, All of us, New-York, Knopf, 2000)

Monsieur William, vous manquez de tenue...

Un internaute croit avoir reconnu, sur un site pédophile, la photographie d'une fillette enlevée il y a quelques années. Commentaire en forme de question d'un journaliste de la radio : "Qu'allait-il faire sur ce site ?"
Je crois que je vais renoncer à lire des romans policiers : si mes concitoyens trouvent dans les parages un cadavre à leur goût, ils ne manqueront pas de m'accuser de meurtre.

jeudi, 15 janvier 2009

Imbéciles et gredins 2

"De quelque côté qu’on se tourne, c’est à en vomir. On ne peut pas faire un pas sans marcher sur de la merde, chose fâcheuse pour les gens qui ont la semelle de l’escarpin un peu fine."
C'est ce qu'écrivait Flaubert à Ernest Feydeau en janvier 1868. Si l'on en juge par les rumeurs et les grenouillages qui font l'actualité politique, les choses n'ont guère changé. Sauf que les semelles de nos escarpins sont peut-être un peu moins fines.

mercredi, 14 janvier 2009

Petit bâton, petit coton, gros saucisson

À la médiathèque municipale, où je jette un coup d'œil aux revues que je n'achète plus, je feuillette le numéro du Magazine littéraire consacré à Barthes. Est-ce la fatigue ou la sénilité ? je n'arrive plus à lire ces articles encomiastiques et filandreux, ces gloses qui sentent l'huile. Extraits du journal de voyage de Barthes en Chine, dans les années 70 : on apprend avec intérêt qu'il a oublié de se laver les oreilles le jour du départ, ou que Sollers — qui l'accompagne — a acheté un saucisson hors douane pour "croûter" en attendant l'avion. Passionnant.