dimanche, 12 novembre 2006
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Littérature et cynophilie
Publication, chez Pauvert, de deux tomes du Journal de Jacques Brenner. Un événement littéraire, rien de moins (comptes rendus dans Libération, Le Monde, Le Figaro). Brenner parle de sa vie intime et de celle de ses chiens, Olaf et Falco. Il note, par exemple, à propos de ce dernier : "Sa sexualité fonctionne. Dans l'après-midi, comme je m'étais étendu pour faire la sieste, il est venu pour se faire branler."
"C’est un livre bouleversant", déclare Jean-Marc Roberts. Qui en douterait ?
09:38 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (4)
vendredi, 10 novembre 2006
Automne
Volées de vanneaux dans les emblavures.
Ciels gris ou lilas.
Le soir, le soleil se couche, non dans des confitures de crimes, mais dans de mélancoliques jauneurs vouées à une frileuse agonie.
Le matin, nous roulons dans des brouillards cotonneux. Petites routes icaunaises. Villages perdus entre Épineau-les-Voves et saint-Maurice-Thizouaille. Petit bourg : volets clos, église fermée, commerces abandonnés. La devanture du salon de coiffure, d’un rose pathétique… Qui peut vivre là ?
21:55 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (1)
"Moi, mon colon, celle que j’préfère…"
Le doyen des poilus vient de mourir, la veille du 11 novembre, à l’âge de 111 ans.
Il avait reçu les insignes d’officier de la légion d’honneur en 2004. Huit ans après Jeannie Longo.
19:26 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 06 novembre 2006
Frivole, futile...
"Je crois que frivole se dit des personnes et des choses, et que futile ne se dit que des choses." Telle est l’opinion de l’abbé Féraud. Je fais assurément preuve de frivolité en écoutant des choses futiles, comme ce vieil album de Diane Dufresne emprunté à la médiathèque locale. Et j’aggrave mon cas en y prenant un plaisir extrême :
"Kabuki !
Théâtre fort de nos deux corps
réunis tout à l’heure sur le tatami
Kabuki
Théâtre à mort de nos deux corps
Imamo o mo i da seu
Anatato nooa-i…"
La pochette noir et rouge de l’album évoque le portrait de Taira no Shigemori par Fujiwara Takanobu. Qu’est-il arrivé à la coiffure de la chanteuse ? Ses bigoudis ont dû exploser…
Qu’écouterons-nous après cela ? Pourquoi pas le concerto pour violon d’Erkegali Rakhmadiev ? bel exemple de kitsch mélodique auquel on se laisse prendre avec bonheur, sans plus de vergogne que lorsqu’on pioche à pleine main dans les bonbons anglais de ses petits-enfants.
17:51 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (11)

