samedi, 07 juillet 2007
Colours 2
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vendredi, 06 juillet 2007
Poissons et poissonnets
Les L. nous proposent d’aller demain dîner d’une friture dans la vallée de la Sioule. L’idée est tout à fait louable, et nous ne serons point trop vétilleux sur l’origine du fretin, pourvu qu’un pot de blanc bien frais l’accompagne.
Hasard objectif et associations d’idées : en feuilletant cet après-midi un mince volume de proses de Follain, je m’étais amusé qu’il fît référence à deux reprises — et à quelques pages d’intervalle — à sainte Thérèse saisie par une de ses visions extatiques alors qu’elle « faisait frire des poissons pour la communauté ». Ce qui « ne l’empêchait pourtant pas de surveiller dans la poêle les poissonnets et de ne pas les laisser brûler » (dans Le Magasin pittoresque, Amiot-Lenganey, Cairon, 1991). Je me rappelle aussi ce dessin très naïf d’un saint Antoine prêchant aux poissons, sur le plâtre d’un mur, dans une église italienne, à Arezzo, peut-être.
Quelle que soit la qualité de la friture, nous la mangerons... religieusement.
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mardi, 03 juillet 2007
"Une fois, je me suis dévoré les pattes..."
Dossier du Magazine littéraire consacré à la bêtise. On y retrouve inévitablement un certain nombre de lieux communs sur le sujet. Celui, entre autres, qui consiste à dénoncer le prêt-à-penser, l’usage du truisme et de l’idée reçue — autrement dit du lieu commun — comme signes indiscutables de la bêtise militante. Nous voici, eût dit Montaigne, "au rouet". Puissance de la bêtise, qui mue l’écrivain, le philosophe en catoblépas ou, plus aimablement, en jeune chien courant après sa queue.
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lundi, 02 juillet 2007
La cognizione del dolore 9
Salle d'attente du cabinet de radiologie — revues dépenaillées, qu’on feuillette d’un doigt réticent :
Le Figaro Madame ;
Valeurs actuelles ;
Paris Match ;
Closer…
On est surpris de tomber, au milieu de toutes ces cochonneries, sur un numéro pas trop ancien et presque propre de Rock & Folk. Je lisais cela, autrefois ; aujourd’hui, la plupart des noms des chanteurs ou des groupes me sont inconnus.
On vieillit. Et on finit par s’abonner à Diapason.
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