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dimanche, 06 août 2006

Drôles de zigs

Le dictionnaire de Thomas Corneille est une inépuisable source d'émerveillements. J'apprends que les pattalorinchytes étaient des "hérétiques qui s'élevèrent dans le second siècle". Ils "faisaient consister tout le service divin dans le silence, sans pratiquer aucune autre chose ; ce qui leur avait fait prendre l'habitude de fourrer leurs doigts dans leur nez et de les mettre dans leur bouche, afin de s'empêcher de parler."
Drôles de zigs. Avaient-ils de drôles de zobs ?


vendredi, 04 août 2006

Bucolique 3

Cet après-midi, brève promenade dans la campagne, qui me permet de vérifier la justesse du constat que faisait naguère Vialatte : nous sommes dans une province où il y a plus de montées que de descentes.
Sinon, quoi ? La "paix des pâtis" n'est que littérature. Ce ne sont que vrombissements et pétarades : tracteurs des paysans qui déchaument, motocyclettes des amateurs de "trial", inévitables camping-cars bataves égarés sur les chemins vicinaux...
Tout cela tellement habituel que, seul, le promeneur à pied éveille un instant la curiosité des charolaises placides.

mercredi, 02 août 2006

Bordel, Cocu, Vachier...

Certains patronymes sont assurément difficiles à porter, et l'on peut concevoir que ceux qui en étaient affligés aient pu souhaiter d'en changer. On imagine les sarcasmes et plaisanteries douteuses auxquels ont dû — et doivent être encore exposés les Pine, Cochon et autres Merdier.
En revanche, il n'y a sans doute guère que les historiens et quelques érudits pour jeux télévisés qui savent pourquoi tant de Louvel ont demandé, en 1820, à changer de patronyme. Cela en valait-il bien la peine ? Le temps a passé et, après une ou deux générations, tout soupçon d'infamie était effacé...
(Voir Dictionnaire des familles qui ont fait modifier leurs noms depuis 1803 jusqu'en 1865 ; contenant les noms, prénoms, profession et lieux de naissance de chaque individu cité, Paris, Delaroque, s.d.)

lundi, 31 juillet 2006

Un dimanche à la campagne

Hier, déjeuner en famille dans le jardin, à l'ombre des pommiers. Nous buvons du Bonnezeaux 86. Les petits-enfants se traînent dans l'herbe... "Un dimanche à la campagne". Ce n'est pas au film de Tavernier que je pense, mais au beau livre de Pierre Bost qui l'a inspiré, et dont le titre annonce toute la mélancolie : Monsieur Ladmiral va bientôt mourir...
Ce matin, il pleut et déjà juillet se termine.