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lundi, 22 avril 2019

J'entends le coucou 2

Cette année encore, en ce lundi de Pâques gris et pluvieux, j'entends le coucou — "le légendaire écornifleur" de Delteil — alors que je n'ai sur moi ni sou ni maille... Vaches maigres et gueuserie en perspective. Mais on s'en consolera. Comme disait le grand-père de Lao Ma : "Ça ne sert à rien d'être riche, plus on a d'argent et moins on arrive à le dépenser." (Lao Ma, Tout ça va changer, trad. Lucie Modde, Picquier, 2015)
Drôle d'oiseau, d'ailleurs, que le coucou ; on lira avec intérêt le copieux article que lui consacre Buffon dans son Histoire naturelle. Une note infrapaginale, renvoyant à Gessner et à la mythologie, associe le coucou à un épisode étiologique peu connu : "Jupiter s'étant aperçu que sa sœur Junon était seule sur le mont Diceyen, autrement dit Thronax, excita un violent orage, et vint sous la forme d'un coucou se poser sur les genoux de la déesse, qui, le voyant mouillé, transi, battu de la tempête, en eut pitié et le réchauffa sous sa robe ; le dieu reprit sa forme à propos, et devint l'époux de sa sœur. De cet instant, le mont Diceyen fut appelé Coccygien ou montagne du coucou ; et de là l'origine du Jupiter cuculus."

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