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vendredi, 16 novembre 2012

Funérailles

P. — vieux garçon inamical et avaricieux, "petit homme nain et contrefait, volontiers colérique" ("la raison physicale est parce qu'il a le cœur près de la merde"), m'informe de la mort d'Untel, que je connais à peine.
"Il faut, me dit-il, aller à ses obsèques — pour la famille."
Conformisme apotropaïque.
"Je ne vais, lui dis-je, qu'à l'enterrement de mes ennemis."

Commentaires

Par hasard, je tombe sur ceci, dans le journal de Julien Green : "Un prêtre me parlait de son indifférence à l'égard des tombes des morts, de ses morts à lui. "Je vais les voir par politesse", me dit-il. Ce culte des morts, selon lui, correspond à une idée très ancienne que les morts oubliés se vengent. Mais quoi, les apaiser une fois l'an avec un bouquet de chrysanthèmes... Mon cimetière à moi est dans la prière du matin et dans celle du soir. C'est cela qui compte. Et puis, il n'y a pas de cimetière parce qu'il n'y a pas de morts. Les absents vivent en Dieu et Dieu a dit qu'il n'était pas le Dieu des morts, mais des vivants." ("Le Bel Aujourd'hui", journal, novembre 1955)

Écrit par : C.C. | mardi, 20 novembre 2012

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