samedi, 02 juillet 2011
Retraite
Cruellement juste — du moins en ce qui me concerne —, cette remarque de Leopardi :
"Ceux qui ne font jamais rien et qui ont par conséquent plus de temps libre à leur disposition sont généralement ceux qui trouvent le plus difficilement du temps à consacrer à une occupation, même s'il en va de leur intérêt." (Zibaldone, Allia, 2003, p. 529)
Avec l'été qui torréfie les pâtures, s'installe une paresse poisseuse et morose, cette pigritia qu'évoquait Barthes naguère, dans un article fameux. Les articles promis sont en souffrance, la toile sur son chevalet abandonnée, les piles de livres à lire ne décroissent guère...
À peine se persuade-t-on qu'on a envie de boire, sous le tilleul du jardin, un verre de rosé frais en attendant que la nuit tombe.
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