lundi, 10 janvier 2011
Pauvre Vialatte
La Montagne a décidé de faire de 2011 "l'année Vialatte". Cette reconnaissance tardive, prenant prétexte du double anniversaire de sa naissance et de sa mort, a, comme la récupération commerciale entreprise moins d'une décennie après la disparition de l'auteur, quelque chose de vaguement indécent. Vialatte, sans doute, se serait passé du statut peu lucratif d'écrivain pour happy few et il lui fallait tout son humour pour faire "mieux que de se plaindre". Il n'est pas sûr, toutefois, qu'il eût été flatté des hommages oiseux que lui rendent aujourd'hui telle clownesse pondeuse de best-sellers ou tel gugusse, que son érudition en matière de films pornographiques n'autorise pas, que l'on sache, à jouer les critiques littéraires.
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