vendredi, 02 juillet 2010
Que lirons-nous par ces desers ? 3
Polars, qu'on lit et qu'on oublie aussi vite, même si, le livre refermé, on a un peu de mal à se débarrasser d'un malaise rémanent : Mankell, DOA... Cancer, nazisme, inceste, sorcellerie : ingrédients de sordides mayonnaises qui ont un peu de mal à prendre. Dantec ou Belletto m'ont naguère laissé la même impression vaguement nauséeuse.
Poèmes, textes brefs, qu'on feuillette, qu'on abandonne et qu'on reprend : Limbour, Quignard, Morand...
Ressassages et ruminations de Thomas Bernhard : dérangeante ironie de Maîtres anciens, long "récit de paroles" désabusé... Après ces pages sombres et iconoclastes, c'est un pur bonheur, une fraîcheur, que de parcourir les proses vagabondes de Raymond Dumay (Ma route de Bourgogne, 1948 — La Table Ronde) qui parle merveilleusement de Colette, de Noyers-sur-Serein, de sa motocyclette Terrot ou du vin de Chablis. Un de ces "livres qui nous apprennent à danser".
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