vendredi, 31 décembre 2010
Hypercorrection
À propos de la notion d'hypercorrection, Bernard Dupriez observe que c'est "à force de vouloir parler mieux que les autres [qu']on tombe dans l'incorrection". On trouve une bonne illustration de ce travers chez nos journalistes, qui — ayant trop lu peut-être les fulminations de Vialatte sur ce sujet — se croient désormais tenus d'employer l'indicatif dans les subordonnées introduites par après que. L'intention serait louable si ces gens-là maîtrisaient les règles de la concordance des temps et avaient quelques lumières sur la valeur des formes surcomposées. Ce qui n'est, hélas ! pas le cas. D'où bon nombre de cacographies ridicules que le recours au subjonctif pourrait leur éviter sans que personne n'y trouve à redire. Un exemple, hier encore, dans un article de Libération consacrée à l'orchidée victime du tabagisme de Keith Richards...
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