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vendredi, 02 avril 2010

Vendredi aoré

Après-midi froid et venteux.
J'écoute Marbrianus de Orto — Lamentatio Jeremie Prophete — et parcours Le Latin mystique. Langue admirable de Gourmont, prose érudite et raffinée, écriture fin-de-siècle, qui est celle, aussi, de Jarry ou Huysmans. Il convient, en ce jour, de relire le beau chapitre consacré au Stabat Mater : "Désormais, la poésie du Christ est morte et les lamentations de Marie laissent froids les cœurs populaires aussi bien que les âmes distinguées. La poésie du Christ est morte méprisée des oblateurs de sa chair et de son sang, — et j'ai peur qu'il ne s'en trouve plus d'un pour prendre en pitié, alors qu'Horace et Tibulle sont encore si peu connus, un égaré qui, au lieu de regratter ces deux pannes célèbres, exhume des reliques de Notker, d'Hildegarde ou de l'anonyme du Planctus !"
Les deux "pannes" m'ont obligé à recourir à l'indispensable T.L.F.