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vendredi, 17 avril 2009

Choses lues

Épépé, de Ferenc Karinthy : la quatrième de couverture évoque Kafka ou Orwell — on aurait pu tout aussi bien parler d'Auster ou de Murakami. Une improbable parabole dont le lecteur, parvenu à la dernière page, cherche en vain, comme le narrateur de Point de lendemain, la morale et la signification. Reste, le livre refermé, une impression de malaise comme en laissent certains textes qu'on ne saurait définir autrement que par leur étrangeté — je pense, par exemple à La Peau froide, d'Albert Sánchez Piñol. Un volume de chroniques d'António Lobo Antunes, L'Impureté d'Irène, de Philippe Mezescaz — choses très oubliables —, Perte et fracas de Jonathan Tropper... Comment peut-on traduire How to talk to a widower par "Pertes et fracas" ? Peu importe, c'est un livre bien divertissant, "simplement plaisant" — catégorie dans laquelle Montaigne rangeait tout de même Rabelais, excusez du peu ! Le jour où les romanciers français sauront trousser ce genre de choses, qui sont à la littérature majuscule ce que le crémant est au champagne, peut-être les lira-t-on pour le plaisir...

mercredi, 15 avril 2009

Météo 27

Un vent d'ouest sauvage et frileux pourchasse de lourds nuages pansus dans le ciel blanc. À peine ai-je — ignorant la menace — commencé à tondre le gazon hirsute qu'une pluie diluvienne s'abat sur le jardin.