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mardi, 18 août 2009

Kitsch et quetsches

Escapade de quelques jours du côté de chez Nicolas Untersteller, Théodore Gouvy — ou, si l'on préfère, Patricia Kaas. Les petits villages frontaliers se transforment, un peu plus chaque année, en tristes banlieues pavillonnaires, environnées de friches à bâtir, de vergers à l'abandon. Des pruniers d'âge respectable croulent un peu partout sous le poids des quetsches ou des mirabelles que personne ne cueille et qui finiront par pourrir dans les graminées folles, livrées aux fourmis, aux guêpes, aux oiseaux du ciel. Les lourdes fermes lorraines encore debout sont cernées de prétentieuses villas au crépi tout frais, cauchemars de stuc, aluminium et PVC, dont la vulgarité teutonne s'aggrave de kitschissimes fioritures pseudo-pompéiennes.