vendredi, 21 décembre 2007
Encore des mauvaises nouvelles de la littérature
Christian Bourgois — "l'élégance, le courage et la détermination même", selon l’article nécrologique que lui consacre Le Monde — nous a quittés discrètement. Nous avons une dette immense, nous autres lisards, envers celui qui nous a permis de découvrir tant d’auteurs superbes et souvent atypiques. L'un des premiers volumes que j’ai achetés dans la belle collection à couverture blanche était le Kaddish d’Allen Ginsberg ; le dernier, il y a quelques semaines, Le Monde de pierre, de Tadeusz Borowski. Et, au fil des années, combien de bonheurs de lecture ! Voici, au hasard des rayons de la bibliothèque, Eric Mccormack, Giorgio Manganelli, Maurice Pons, William T. Vollmann… combien d’autres ! On lira, dans Libération, le récit de sa rencontre avec Richard Brautigan, parabole laconique qui donne à réfléchir au culte que nous vouons à des auteurs dont le moi social peut se révéler affligeant.
D’autres nouvelles de la vie culturelle dans notre belle France ? Oui : "Samedi, Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, a remis à la chanteuse et comédienne Vanessa Paradis les insignes de chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres." C’était avant-hier dans Le Figaro.
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mardi, 18 décembre 2007
Concordance des temps
Réjouissante incongruité : l’emploi du subjonctif imparfait dans les Stances à Sophie.
17:23 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 17 décembre 2007
Rouge-gorge
Le rouge-gorge revient, comme chaque hiver, sautiller dans le jardin ou sur le balcon, en quête de miettes.
"C’est un oiseau bizarre, le rouge-gorge…
Quatre-vingt-dix pour cent d’entre eux migrent vers le sud, et il y en a quelques-uns qui tentent leur chance et qui restent, en quelque sorte…
Oui, ceux qui restent prennent le pari que l’hiver va être doux…
Ça peut bien se passer, mais s’ils se trompent, ils meurent. Alors tu te demandes peut-être pourquoi ils ne partent pas vers le sud, histoire d’être sûrs ? Est-ce qu’ils sont simplement paresseux, ceux qui restent ? …
Ce qu’il y a, c’est que si l’hiver est doux, ils pourront se choisir les meilleures places dans les haies avant que les autres ne reviennent…
C’est un risque calculé, tu comprends ? Tu peux tirer le super gros lot ou bien en chier dans les grandes largeurs."
22:50 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (1)

