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jeudi, 22 novembre 2007

Le sexe des mots

Une universitaire canadienne, organisatrice d'un colloque dont je reçois — je ne sais pourquoi — le programme, fait suivre sa signature de la mention "professeure-chercheure". Je suppose que la dame — on peut être féministe et néanmoins coquette — se fera belle pour la séance d'ouverture et passera, pour l'occasion, chez sa coiffeure.

Sus immundus

De même qu’au nom de la démocratie, de la tolérance on tolère l’intolérable, parce qu’on se veut poli et qu’on se croit hors d’atteinte de la bêtise crapuleuse — alors qu’on est tout simplement lâche —, on supporte la muflerie la plus abjecte. Un hasard malheureux m’a valu, l’autre jour, d’être placé à table non loin d’un porc tonitruant, qui s’est, durant tout le dîner, vanté de ses prétendues bonnes fortunes, se flattant d’avoir b… toutes les femmes de son voisinage. La philosophie du personnage se résumait à peu près à ceci : en dehors de quelques habiles — au nombre desquels, bien sûr, il se comptait —, la société se composait majoritairement de salopes et d’imbéciles, cocus de surcroît. Le cynisme de panurge peut faire rire ; la butorderie de tels verrats justifie tous les anathèmes féministes et donne simplement envie de dégueuler.