samedi, 11 août 2007
Style bête
Dans l’attente d’un colis de livres qui n’en finit pas d’arriver, je me résous à me transporter à la sous-préfecture proche, où l’on trouve encore deux ou trois librairies traditionnelles qui peuvent dépanner le lecteur pas trop regardant. Je rapporte de mon expédition :
Aventures d’un gourmand vagabond, de Jim Harrison ;
Un festin en paroles, de Jean-François Revel ;
Déposition — extraits du journal de guerre —, de Léon Werth ;
Croquis de mémoire, de Jean Cau ;
Envoie-moi au ciel, Scotty, polar de Michael Ginzburg.
Celui-ci, nous dit la quatrième de couverture, "a travaillé comme plongeur, cuisinier, coursier, chauffeur de gangsters, garde du corps de strip-teaseuses, télégraphiste, détective privé, chauffeur de poids lourds, planteur d’arbres, marchand de fleurs, convoyeur de fumier, ou encore (entre autres) transporteur d’une cargaison de mannequins à bord d’un minicar". Se non è vero…
Je crois que c’est la première fois que je lis quelque chose de Jean Cau. J’espérais une plume un peu plus élégamment vacharde. C’est trop souvent lourd, suffisant, écrit dans un style qu’on ne peut qualifier autrement que de bête.
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