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dimanche, 13 mai 2007

Oh ! les beaux jours 2

"Dieu merci la pluie est tombée en de fluides longues flèches" (Marie Noël)
Et aussi des grêlons, "aussi gros que des balles à jouer à la paume".

Remembrances du vieillard idiot 3

Dans mon enfance, à la campagne, l’épicier faisait sa tournée dans un camion jaune bouton d’or exhibant en larges lettres ponceau la marque "Cibon". J’attendais avec impatience son passage, surtout lorsque ma mère devait acheter de la lessive. C’était l’époque des "cadeaux Bonus" : il fallait ouvrir le paquet par le fond, afin de trouver tout de suite le gadget surprise dans son sachet transparent. Il y avait aussi, dans le café en grains Vigor, de petites figurines de plastique blanchâtre — cow-boys et Indiens — ou les départements de la France, qu’il fallait réunir et assembler comme les pièces d’un puzzle. Je les rangeais dans une grande boîte de Kalmine. Je crois qu’il m’a toujours manqué les Bouches-du-Rhône. Ou peut-être la Drôme, je ne sais plus. Aujourd'hui, on dit le 13 ou le 26.

Oh ! les beaux jours

Dès qu’il fait beau, les voisins s’installent sur leur terrasse, déjeunent dehors et manifestent bruyamment leur satisfaction tout au long de l’après-midi. Le populaire ne saurait être pleinement heureux s’il n’éclaboussait autrui de son indiscrète jubilation. Le grand-père graillonne, la grand-mère glousse et jacasse, les petits-enfants glapissent, l’horrible roquet clabaude... Pourvu qu’il pleuve ! "Levez-vous vite, orages désirés…"