dimanche, 28 mai 2006
Remembrances du vieillard idiot
J'avais
Lorsque j'étais petit
Un éléphant en caoutchouc
Couleur cachou
20:42 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (8)
Le sens de la formule 2
La lecture de Chuck Palahniuk est un bonheur constant. Ce "grand macabre", imprévisible héritier de Jarry (je pense à l'auteur du Surmâle, "roman moderne"), a indiscutablement du style et le sens de la formule. Ceci, par exemple, dans Berceuse : "Un mètre soixante-cinq. Cinquante-trois kilos. Difficile de lui donner un âge. Elle est d'une minceur telle qu'elle doit être, ou bien riche, ou bien en train de mourir. La matière de son tailleur, c'est une sorte de tissu pour canapé qui bouloche, gansé d'une tresse blanche. Il est rose, mais pas rose crevette. La couleur rappelle plus celle d'un pâté à la crevette servi sur canapé avec brin de persil et belle cuillerée de caviar. La coupe en est cintrée à la taille, très près du corps, avec épaulettes bien carrées. La jupe est courte et moulante. Les boutons dorés, énorme. Elle porte des vêtements de poupée." (Berceuse, trad. Freddy Michalski, Folio-policier 412, 2006)
Et des pensées si évidentes et banales qu'elles s'imposent avec la brutalité d'épiphanies : "Avez-vous conscience du fait que tout ce que vous pouvez entreprendre dans le cours de votre existence sera sans signification aucune dans cent ans d'ici ?" On trouve à peu près la même chose dans Kafka sur le rivage. Ce n'est pas franchement optimiste... Mais avons nous la moindre raison de l'être ?
10:25 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (7)
lundi, 22 mai 2006
Métanalyse
Dans deux jours, fête de l'Ascension.
"C'est le Christ qui monte au ciel mieux que les aviateurs"
Ici, on dit : "la veille de Cension, la Cension".
Comme on dit : "Alors, on la boit, l'apéritif ?" Féminisation qui n'est pas sans évoquer le spectre nostalgique de la fée verte.
22:21 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (7)
Ou sont les joyeulx gallans...
Sur le thème du ubi sunt : je m'aperçois, en feuilletant mes répertoires et carnets d'adresses, que je j'ai perdu de vue bon nombre de gens dont j'ai cru être proche à un moment ou à un autre. Prétendus amis, qui jamais n'écrivent ni ne téléphonent les premiers, relations falotes vite oubliées... Si l'on ajoute à cela les brouilles, les jalousies, rancunes et ruptures diverses, les disparitions, il ne reste finalement pas grand-monde.
Faut-il le regretter ? Au fond, ce fou que citait Blavier n'avait sans doute pas tort : "S'il n'y avait personne, tout le monde serait heureux."
22:05 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (0)

