samedi, 29 avril 2006
Sur l'album de la comtesse
Les Croix-de-feu :
pas vraiment bandantes.
08:22 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (4)
vendredi, 28 avril 2006
Bons sauvages
Kurt Vonnegut, évoquant ses universités dans le Nouvel Observateur de cette semaine :
"Ce fut une grande erreur de ma part que de chercher à obtenir un diplôme en anthropologie, parce que je ne supporte pas les primitifs — ils sont tellement stupides."
On pense à La Bruyère, concluant, à propos des vices des enfants: "Ils sont déjà des hommes."
21:40 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (2)
"L'histoire a cognu trois Socrates"
Petit Larousse 1949 :
DURAS (Claire de Kersaint, duchesse de), romancière française, née à Brest (1777-1828) ; auteur d'Ourika et d'Edouard).
Petit Larousse 2004 :
DURAS (Marguerite), Gia Dinh, Viêt Nam, 1914-Paris 1996, femme de lettres, etc.
Sic transit...
09:30 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (3)
jeudi, 27 avril 2006
1'54 de bonheur
Temps très doux, très gris. Dehors, c'est déjà le tapage matinal des oiseaux.
Pour bien commencer la journée, quoi de mieux que d'écouter In trutina, merveilleusement interprété par Gundula Janowitz :
In trutina mentis dubia
fluctuant contraria
lascivus amor et pudicitiaSed eligo quod video
collum jugo prebeo
ad jugum taman suave transeo.
Ce sont, bien sûr, les Carmina burana, dans la version ancienne dirigée par Eugen Jochum. Le texte de l'anonyme latin a des allures de plagiat par anticipation des tourments amoureux de nos "lyonnoises". Sauf que là, on est à peu près sûr que ce n'est pas une femme qui l'a écrit. Une femme : on peut le dire ? Louise se qualifiait bien de "femelle". Mais avec tous ces débats autour de l'usage de "madame" ou "mademoiselle", on ne sait plus très bien...
08:26 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (3)
lundi, 24 avril 2006
Maria
En recherchant un papier égaré, je retrouve au fond d’un tiroir deux chroniques de Vialatte, jaunies par le temps, autrefois découpées dans La Montagne, le quotidien de Clermont-Ferrand. Celle du 27 avril 1969 s’intitule "Maria, roman paysan par Lucien Gachon". Vialatte, qui alors n’était pas à la mode, y parle, bien sûr, du livre — préfacé par Pourrat — de cet obscur auteur régionaliste, mais aussi, selon son habitude, de beaucoup d’autres choses : des voyageurs de commerce reçus par Vercingétorix, du jambon de pays, des tigres d’appartement des notaires auvergnats… Tout cela est lyrique, loufoque, inimitable :
"Il faut relire la Maria de Gachon. D’autant plus qu’elle est illustrée de superbes dessins de Pérouse. Commentés par Me Brossel avec amour et dilection. Et que Me Brossel, au Vernet-la-Varenne, possède dans sa salle à manger une tapisserie qui représente la chasse au tigre comme on n’en a plus vu depuis 1820. Les Hindous y portent turban, les tigres y rampent dans la jungle et toute la poésie du monde s’est réfugiée dans ces tigres auvergnats qui entourent de leur trépas ou de leurs cabrioles les repas de Me Brossel. Qui tournent autour de sa soupe, qui épient son bifteck, qui sauteront peut-être un jour, si l’on n’y veille, dans son potage. Mais il est là. Il les domine du regard. Il les contient. Il les fige contre le mur. Il les fait ramper à ses pieds, sur leur papier, autour de lui, comme des chats jaunes. Tels sont les notaires en Auvergne.
Et c’est ainsi qu’Allah est grand."
Relire la maria de Gachon… En a-t-on bien envie ?
Les chroniques de Vialatte, en revanche, n’ont rien perdu de leur charme. Mieux : les quelques rides qu’elles ont prises leur confèrent un supplément de grâce désuète. La nostalgie est toujours ce qu’elle était.
09:45 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (4)

