mercredi, 22 août 2012
Sologne bourbonnaise
Les herbes folles ont envahi le jardin, où rôde, famélique, la chatte abandonnée à son sort par le dernier locataire. Le poirier centenaire donnera, cette année encore, quelques panerées de poires d'étranguillon à la peau rèche, au cœur grumeleux — seul fruitier survivant du verger saccagé. Pruniers, cognassiers, griottiers, pêchers de vigne ont disparu. Aux pampres de la treille malade, ne pendent que de pauvres grappes aux grumes ratatinées, desséchées par le black-rot.
Dans la gueule cariée du vieux puits, une somptueuse épeire fasciée a tissé sa toile, signée d'un zigzag de soie blanche.
21:41 Publié dans Mes inscriptions | Lien permanent | Commentaires (2)

