Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 09 décembre 2006

Tant crie l'on Noel... 3

Les pères Noël grandeur nature, comme chaque année à la même période, montent à l'assaut des façades et des balcons — affligeant symptôme de l'infantilisation générale d'une société qui a élevé le kitsch au rang d'une Weltanschauung.

Et cataractæ cæli apertæ sunt

Départ de Lille, hier, sous une pluie diluvienne. Ciel d'encre sur la Champagne et le pays d'Othe. Brève halte pour acheter  du fromage de Soumaintrain, du chaource et du saint-florentin, quelques bouteilles de bourgogne. Vent fou en Puisaye. Un arbre déraciné coupe la route de Toucy, il faut se détourner par Villiers-Saint-Benoît. Le joli bourg est désert. On n'est pas loin du Montigny de Claudine : "C'est un village, et pas une ville : les rues, grâce au ciel, ne sont pas pavées ; les averses y roulent en petits torrents..."

How would you like to live in Looking-glass House, Kitty ?

medium_Looking_glass.2.jpgSignalisation carrollienne : "Priorité véhicules dans miroir."
L'avertissement est étrange et vaguement comminatoire : on hésite à s'engager sur ces départementales désertes qui s'enfoncent dans la forêt...
Quand nous aurons passé le pont, les fantômes viendront-ils à notre rencontre ? Nous ne croiserons, dans la tempête, que la voiture jaune du facteur.